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Pour beaucoup, le droit de vote fût accordé aux femmes en « récompense » de leur participation dans la résistance. Mais ce fût un parcours plus difficile qu'il n'y paraît. En effet, tous les délégués gaullistes n'étaient pas favorables à ce droit de vote. Pendant la guerre, les Institutions provisoires qui se trouvaient à Alger, dont le Comité français de libération nationale et l'Assemblée consultative ont du mal à se mettre d'accord.

Paul Giacobbi, le président de l'Assemblée y est très réticent, ceci est dû au nombre de femmes qui sont alors plus nombreuses que les hommes...Ceux qui y sont favorables sont Robert Prigent et Fernand Grenier qui proposent que « Les femmes soient éligibles et électrices dans les mêmes conditions que les hommes ». Cet amendement est accepté par 51 délégués sur 67 et deviendra l'article 17 de l'ordonnance du 21 avril 1944.

Face à cette loi, beaucoup d'hommes sont inquiets de voir que les femmes ont le même droit qu'eux. Certains pensant qu'elles ont besoin d'une « instruction » pour pouvoir voter correctement...C'est aussi un nouvel enjeu pour les politiciens qui trouvent là un nouveau électorat à conquérir. Le 29 avril et le 13 mai 1945, les femmes participent pour la première fois à des élections municipales. 10 000 conseillères municipales sont élues. Lors des premières législatives, une trentaine de femmes sont élues à l'Assemblée Nationale, soit 5,6% des députés et seulement 3,6% au Sénat. Pour la plupart, ces femmes sont issues de la résistance ou sont femmes de résistants tels qie Gilberte Brossolette, Mathilde Péri .

Au sein du gouvernement même, il y a peu de femmes: une sous-secrétaire d'État à la jeunesse et aux Sports, qui restera pendant 6 mois en 1946; et une ministre, Germaine Poinso-Chapuis, ministre de la Santé en 1947. Au lendemain de la guerre, le monde politique reste masculin. C'est aussi dû au fait que les femmes adhèrent peu aux différents partis politiques et ont donc moins la possibilité d'exercer des responsabilités.

De 1946 à 1993, il y eut 6% au plus de députées. Janine Mossuz Lavau, politologue, donne plusieurs explications à ce chiffre.

 Les françaises se sont dans un premier temps peu impliquées dans la vie politique de la France. Ainsi, jusqu'à la fin des années 1960, il y eut beaucoup d'abstentions et on observe un vote plus conservateur. Les françaises se trouvent dans une période « d'apprentissage ». C'est dans les années 1970 que les françaises s'impliquent et leur participation est égale à celle des hommes, leur vote s'exprime majoritairement à droite. Les années 1980 voient l'autonomie des femmes en matière de politique et un vote en faveur de la gauche quasi identique à celui de la droite. En 1988, les femmes votent plus à gauche que les hommes.

Durant cette période, les femmes se sont investies faiblement et lentement dans la vie politique de la France, être une femme politique était alors un fait exceptionnel (Simone Veil). Comme le droit de vote, la France est en retard quant à la participation des femmes à la vie politique.

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