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Education1957

Jusqu’à la fin du XIX siècle, le droit inscrit l’infériorité féminine dans la loi. Le Code Civil, élaboré entre 1800 et 1804 sous Napoléon Bonaparte, fait de la femme une éternelle mineure. Selon lui , la femme doit obéissance à son époux et lui, lui doit protection .Il  est le seul responsable en matière d’éducation et de patrimoine. En effet, l’épouse doit demander l’accord de son mari pour tout acte juridique tel que pour travailler, passer un examen, ouvrir un compte et disposer de son salaire.

En matière d’éducation, les femmes sont destinées à être des femmes au foyer.Elles apprennent depuis leur jeunesse a être une « bonne femme »et comment elles pourront satisfaire leur mari une fois marié. Considérées comme inférieures comme on peut le lire dans manuels d'éducation féminine, elles sont confinées dans un rôle traditionnel : "tout est fait pour conforter la petite fille dans sa faiblesse. Elle sort peu, on lui interdit les jeux dit de garçons, elle joue avec une balle en laine filée moins lourde et moins dangereuse car les exercices violents sont incompatibles avec les natures délicates".

Elles sont éduquées pour les travaux ménagers tel que  la cuisine, le ménage et apprendre à s'occuper d'un nourrisson pour qu'elles forment de "parfaites ménagères". Elles apprennent la vie utilitaire et pratique. Leurs enseignements sont basés ni sur des matières intellectuelles ni sur des matières littéraire, le savoir est chose dispensable pour les femmes. Les écoles de la première moitié du XIXème siècle forment donc les jeunes filles pour devenir des femmes chrétiennes, des épouses aimables, des mères tendres et des économes attentives.A la fin de la Seconde Guerre Mondial, les femmes subissent l'idéologie du Maréchal Pétain « Travail, Patrie ,Famille ». Les droits de la femme s'effacent au profit de la famille. La priorité est donnée à la famille, notamment par la loi Gournot du 29 décembre 1942, aussi appelée « La Charte de la Famille ». Par cette loi, la famille légitime est protégée, le mariage encouragé et on prône les familles nombreuses. De part cette idéologie, le divorce est rendu plus difficile et plus lent avec la loi du 2 avril 1941.L'idéal féminin de cette période est la mère au foyer, pilier de la famille, encouragée à faire des enfants. Des prix sont décernés en fonction du nombre d'enfants et en mai 1941, la fête des mères devient nationale. Dans cette politique nataliste tout avortement sont interdit .Ainsi, le 15 février il est qualifier « crime de haute trahison ».La loi du 18 mars 1942 rend obligatoire pour les jeunes filles « l'enseignement ménager familial », une heure par semaine. De plus, le régime de Vichy encourage les écoles non-mixtes.

En 1881 à la suite du décret pris par le maire Alexandre Laissac... Les programmes scolaire ne visent pas à préparer les jeunes filles au baccalauréat mais à un simple diplôme de fin d’étude tels que  le diplôme d'études secondaires, ou au brevet supérieur. Le grec est absent et le latin est proposé que dans certains établissement dans le cadre de formation accélérée à destination des élèves désireuses de se présenter au baccalauréat.

Au début du xxe siècle, plusieurs établissements privés mettent sur pied des préparations spécifiques menant au fameux diplôme, sésame indispensable pour entrer dans l’enseignement supérieur. La Première guerre mondiale en accentue encore la demande. Le décret Léon Bérard prend acte de cette évolution, en instituant en 1924 un enseignement facultatif qui permet aux jeunes filles d’aborder l’épreuve finale dans les mêmes conditions que les garçons. Les programmes ne se recoupent toutefois pas encore entièrement ; l’économie domestique, les « travaux à l’aiguille » et la musique, obligatoires pour les filles, ne sont pas dispensés aux garçons, ou seulement de manière facultative pour la dernière matière.

La Loi Haby du 11 juillet 1975 rend la mixité scolaire obligatoire. La mixité ne s'applique toutefois pas aux maisons d'éducation de la Légion d'honneur qui sont des internats publics de filles, ni aux quelque 10 000 élèves que comptent en 2008 les internats privés non mixtes de filles ou de garçons.


« Beaucoup de livres de pédagogie sont rédigés de telle sorte qu'on pourrait croire que les filles n'existent pas. L'élève n'est pas abstrait pour autant: il est masculin voilà tout ». L'éducation des filles au XIXème siècle, Françoise Mayeur.

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